| 15. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre par le wayyiqtol vayasuru {וַיָּסֻרוּ | way-yā-sū-rū} 'se détourner', introduisant immédiatement le déplacement des voyageurs. Les infinitifs de but lavo {לָב֖וֹא | lā-ḇô} 'venir pour entrer' et lalun {לָל֣וּן | lā-lûn} 'passer la nuit' expriment la finalité de l’arrêt. Le complément locatif bagiv'ah {בַּגִּבְעָה | bag-giv-ʿāh} 'à Guibea' ancre l’espace. La séquence de deux wayyiqtol, vayavo {וַיָּבֹא | way-yā-ḇōʾ} 'il entra' puis vayeshev {וַיֵּשֶׁב | way-yē-šev} 'il s’assit', crée une progression narrative typique du style épique hébreu. L’expression birchov ha'ir {בִּרְחֹב הָעִיר | bir-ḥōv hā-ʿîr} 'sur la place de la ville' précise le lieu, tandis que veein ish {וְאֵין אִישׁ | wə-ʾên ʾîš} 'il n’y avait personne' met en évidence l’absence d’hospitalité, soulignée par le participe Piel meassef-otam {מְאַסֵּֽף־אוֹתָ֥ם | mə-ʾas-sēf-ō-ṯām} 'qui recueille' et le locatif habayta {הַבַּ֖יְתָה | ha-bay-tāh} 'à la maison'. La reprise finale du but par lalun renforce la frustration du séjour inabouti. En français, l’emploi de « pour… » pour les infinitifs de but et la transformation des wayyiqtol en récit SVO assurent la clarté et la fluidité du texte. |