| 5. Exégèse Linguistique Le récit s’ouvre sur vayehi {וַיְהִי | way-əhî} ’et il arriva’, marqueur temporel d’introduction narrative. Suivent bayom harvi‘i {בַּיּוֹם הָרְבִיעִי | bay-yôm har-ḇî-ʿî} ’au quatrième jour’, combinant état construit et adjectif ordinal. Le vav consécutif de vayashkimu {וַיַּשְׁכִּימוּ | way-yaš-qîmû} et vayakam lalekhet {וַיָּקָם לָלֶכֶת | way-yā-qām lā-le-ḵeṯ} structure l’enchaînement des actions temporelles (ils se lèvent tôt, il se lève pour partir). Le passage passe ensuite à l’adresse directe par vayomer {וַיֹּאמֶר | way-yō-mer} ’il dit’, introduisant l’intervention du père (avi hanaarah {אֲבִי הַנַּעֲרָה | ʾă-ḇî han-na-ʿă-rā(h)}). L’impératif se‘ad {סְעָד | sə-ʿāḏ} ’soutiens’ invite à la restauration des forces, pris en appui sur l’expression idiomatique pat-lechem {פַּת־לֶחֶם | pat-le-ḥem} ’morceau de pain’ – nourriture élémentaire. Enfin ve-akhar telekhu {וְאַחַר תֵּלֵכוּ | wə-ʾa-ḥar tī-lē-ḵû} sert de conjonction temporelle de succession, ordonnant le départ après ce repas. Le passage illustre l’hospitalité et la logique narrative séquentielle du récit biblique. |