| 31. Exégèse Linguistique Le verset s’articule en trois segments majeurs : d’abord l’injonction véhiculée par vehizzartem {וְהִזַּרְתֶּם | wə-hiz-zar-tem} ‘vous avertirez’ (Hiphil parfait), suivie du COD benei yisra’ēl {בְּנֵי־יִשְׂרָאֵל | bə-nê yi-srā-ʾēl} ‘les fils d’Israël’ encadré par mi-tum’atam {מִטֻּמְאָתָם | miṭ-ṭum-ʾā-tām} ‘de leurs impuretés’ et la conjonction de but wə-lō yāmūṯū {וְלֹא יָמֻתוּ | wə-lōʾ yā-mu-tū} ‘et qu’ils ne meurent pas’. La reprise de la racine tum’ah dans be-tum’atam {בְּטֻמְאָתָם | bə-ṭum-ʾā-tām} ‘dans leurs impuretés’ marque la cause, tandis que be-tamme’am {בְּטַמְּאָם | bə-tam-mə-ʾām} ‘en souillant’ (infinitif construct Piel) précise la modalité de la transgression envers mishkani {מִשְׁכָּנִי | miš-kā-nî} ‘mon sanctuaire’. La subordonnée relative asher betokham {אֲשֶׁר בְּתוֹכָם | ’ă-šer bə-tō-ḵām} ‘qui est au milieu d’eux’ insiste sur l’immanence divine dans la communauté. Cette structure causale-consécutive est caractéristique de la loi cultuelle mosaïque, reliant la mise en garde à la souillure et à la mort. |