| 2. Exégèse Linguistique Le verset suit le schéma narratif de la Torah avec vayomer {וַיֹּאמֶר | wayyōmer} « et il dit » introduisant Yahweh {יְהוָה | Yə-hō-wāh} comme sujet, suivi de l’impératif dabber {דַּבֵּר | dab-bēr} : charge adressée à Aaron {אַהֲרֹן | ʾa-ha-rōn}, qualifié de ʾaḥîkha {אָחִיךָ | a-ḥî-kā} « ton frère ». L’interdiction ve-al yavo {וְאַל־יָבֹא} « de ne pas entrer » be-khol-ʿēt {בְכָל־עֵת} « à tout moment » dans ha-qodesh {הַקֹּדֶשׁ} « le sanctuaire » est précisée spatialement par mi-bēyt la-pāroḵet {מִבֵּית לַפָּרֹכֶת} « derrière le voile » et el pə-nê ha-kappōreṯ ăšer al ha-ʾā-rōn {אֶל־פְּנֵי הַכַּפֹּרֶת אֲשֶׁר עַל־הָאָרֹן} « devant le propitiatoire sur l’arche ». La négation ve-lo yā-mūṯ {וְלֹא יָמוּת} introduit la crainte de la mort, suivie de ki be-ʿānan ʾērāʾeh {כִּי בֶּעָנָן אֵרָאֶה} « car dans la nuée je me manifesterai », mettant en valeur la théophanie sur le propitiatoire. La subordination française respecte l’ordre et l’emphase hébraïques pour conserver la logique rituelle. |