| 12. Exégèse Linguistique Le verset débute par al-ken {עַל־כֵּן | ʿal-kēn} 'pour cette raison' qui lie l’instruction à l’ordre précédent. Le verbe amarti {אָמַרְתִּי | ʾā-mar-ti} 'j’ai dit', Qal parfait 1re pers. sing., introduit l’allocution divine directe. L’expression kol-nefesh mikkem {כָּל־נֶפֶשׁ מִכֶּם | kol-ne-feš mik-kem} 'toute personne parmi vous' place l’universalité avant l’interdiction. Ensuite, lo-to’khal dam {לֹא־תֹאכַל דָּם | lō-ṯō-ʾă-kal dām} 'ne mangera pas de sang', imparfait Qal, marque la prohibition rituelle. La clause subséquente ve-ha-ger hagar be-tokh-kem lo-yokhal dam {וְהַגֵּר הַגָּר בְּתוֹכְכֶם לֹא־יֹאכַל דָּם | wə-ha-gēr hag-gār bə-ṯōḵ-ḵem lō-yō-ʾă-kal dām} 'et l’étranger qui réside au milieu de vous ne mangera pas de sang' étend l’interdiction à tout résident étranger, soulignant l’universalité de la loi. En français, la conjonction causale et la coordination conservent l’emphase et la structure initiale verbe–sujet générique–objet. |