| 10. Exégèse Linguistique Le verset présente une structure conditionnelle introduite par ve’ish {וְאִישׁ | wə-ʾîš} suivi du relatif asher {אֲשֶׁר | ʾă-šer}, appliqué deux fois à yinaf {יִנְאַף | yin-ʾāp} ‘commettre adultère’ avec deux objets directs marqués par et {אֶת | ʾet} puis eshet {אֵשֶׁת | ʾē-šeṯ} + ish {אִישׁ | ʾîš} et re’ehu {רֵעֵהוּ | rē-ʿê-hû}. Cette répétition souligne l’atteinte à l’ordre familial et social. La clause finale mot-yumat {מוֹת־יוּמַת | mōṯ-yū-maṯ}, infinitif absolu + Qal passif, exprime la sanction légale, et l’anaphore de hanoef et ve-hanofet met en évidence la responsabilité conjointe de l’homme et de la femme adultères. En français, on passe d’une syntaxe hébraïque VSO et infinitive à une construction conditionnelle SVO, clarifiant la relation de cause à effet et l’exigence d’application de la peine. |