| 11. Exégèse Linguistique L’énoncé législatif s’ouvre sur ve’ish {וְאִ֗ישׁ | wə-ʾîš} pour identifier un sujet universel. Le verbe yishkav {יִשְׁכַּב | yiš-kaḇ} à l’imparfait Qal porte une valeur permissive renforcée en contexte d’interdiction. L’expression et-eshet aviv {אֶת־אֵ֣שֶׁת אָבִ֔יו | ʾeṯ-ʾê-šeṯ ʾā-ḇîw} constitue l’objet direct complexe « la femme de son père », suivi de ervat aviv {עֶרְוַ֥ת אָבִ֖יו | ʿer-waṯ ʾā-ḇîw} marquant la honte familiale sexuelle. Gillah {גִּלָּ֑ה | gil-lāh} en Pi‘el parfait souligne l’acte délibéré de dévoilement. Mot-yumetu {מוֹת־יוּמְתּוּ | mōṯ-yû-meṯû} unit un substantif et un verbe passif pour annoncer la peine capitale. La formule shneihem demehem bam {שְׁנֵיהֶ֖ם דְּמֵיהֶ֥ם בָּֽם | šə-nê-hem də-mê-hem bām} explicite la responsabilité double et la transmission du « sang » aux coupables. |