| 13. Exégèse Linguistique Le verset se structure comme une série conditionnelle introduite par ki {כִּי | kî} 'lorsque/si'. Les subordonnées coordonnent la perte de statut (tihyeh almanah ve-ugrushah {תִהְיֶה אַלְמָנָה וּגְרוּשָׁה | tih-yeh ’al-ma-nāh û-gə-rū-šāh} 'elle devient veuve ou divorcée'), l’absence de postérité (vezera ein lah {וְזֶרַע אֵין לָהּ | wə-zer-aʿ ’ên lāh} 'et pas de descendance pour elle') et le retour paternel (veshavah el-beit aviha {וְשָׁבָה אֶל־בֵּית אָבִיהָ | wə-šā-ḇāh ’el-bêṯ ’ā-ḇî-hā} 'elle retournera dans la maison de son père'). L’expression comparative kinureha {כִּנְעוּרֶיהָ | ki-nə-‘ū-re-hā} 'comme dans sa jeunesse' restaure la condition antérieure. L’infinitif nominal milekhem aviha {מִלֶּחֶם אָבִיהָ | mi-le-ḥem ’ā-ḇî-hā} 'pain de son père' suivi de tokhel {תֹּאכֵל | tō-khel} 'elle mangera' exprime la permission rituelle. La clause finale vekol-zar lo-yokhal bo {וְכָל־זָר לֹא־יֹאכַל בּוֹ | wə-kol-zār lō-yō-khal bō} 'aucun étranger ne mangera de lui' emploie kol {כֹּל | kol} et la négation lo {לֹא | lō} pour souligner l’exclusion universelle. |