| 1. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre sur paresan {Παρῆσαν | Parêsan} ‘étaient présents’, qui prépare le cadre narratif avant de mentionner l’action de rapport ; la particule de {δέ | dé} indique une transition vers un nouvel épisode. Le pronom indéfini tines {τινες | tí-nes} ‘certains’ introduit anonymement les témoins et sert de sujet à apangelontes {ἀπαγγέλλοντες | apangéllontes} ‘rapportant’, ce participe présent exprimant l’action simultanée. L’expression en auto to kairō {ἐν αὐτῷ τῷ καιρῷ | en autô tôi kairôi} situe précisément l’événement dans le temps. Le datif auto {αὐτῷ | autô} désigne le destinataire du message, Jésus, déjà identifié dans le discours. La préposition peri {περὶ | perì} avec le génitif ton Galilaion {τῶν Γαλιλαίων | tôn Galilaíōn} marque le thème du discours indirect. Le pronom relatif hon {ὧν | hôn} conduit la subordonnée où to haima {τὸ αἷμα | tò haî-ma} ‘le sang’ est l’objet direct d’emixen {ἔμιξεν | é-mixen} ‘a mêlé’, dont le sujet est Pilatos {Πιλᾶτος | Pilátos}. La construction meta ton thusion auton {μετὰ τῶν θυσιῶν αὐτῶν | metà tôn thysiôn autôn} ‘avec leurs sacrifices’ emploie le génitif pour l’association rituelle et la possession. En français, la subordination est rendue pour préserver la cohésion référentielle et souligner le caractère profanatoire de l’acte. |