| 28. Exégèse Linguistique L’adverbe ekei {ἐκεῖ | e-keî} situe immédiatement le cadre eschatologique « là ». Le futur moyen estai {ἔσται | é-stai} sert de verbe existentiel, affirmant l’inévitabilité du jugement. Les deux sujets coordonnés klauthmos {κλαυθμός | klau-thmós} et brugmos {βρυγμός | brug-mós} introduits chacun par l’article ho {ὁ | ho} sont précisés par le génitif odonton {ὀδόντων | o-dón-ton}, marquant la substance du grincement. La subordonnée temporelle introduite par hotan {ὅταν | hó-tan} et son aoriste subjonctif opsesthe {ὄψησθε | ó-pse-sthe} témoignent d’un moment futur indéfini : « lorsque vous verrez ». La série d’accusatifs (Abraám, Isaák, Iakṓb et pántas toùs prophḗtas {πάντας τοὺς προφήτας | pán-tas toús pro-phḗ-tas}) souligne la plénitude des figures honorées dans le royaume. La locution en tê basileía toû theoû {ἐν τῇ βασιλείᾳ τοῦ θεοῦ | en tê ba-si-leí-a toû the-oû} précise l’emplacement divin. Le contraste se marque par la particule adversative dè {δὲ | dè} devant humâs {ὑμᾶς | hu-mâs}, opposant « vous » à ces patriarches; ekballoménous {ἐκβαλλομένους | ek-bal-lo-mé-nous} désigne l’action subie « étant jetés dehors », soutenue par l’adverbe éxō {ἔξω | éx-ō}. Les reconstructions françaises restituent ce contraste eschatologique entre inclusion et exclusion. |