| 4. Exégèse Linguistique La question débute par la conjonction e {ἢ | ē} 'ou bien', signifiant une alternative rhétorique. Le syntagme ekeinoi hoi dekaoktō {ἐκεῖνοι οἱ δεκαοκτὼ | ekeînoi hoi dekaoktô} 'ces dix-huit' est précisé par la proposition relative eph hous epesen ho pyrgos {ἐφʼ οὓς ἔπεσεν ὁ πύργος | eph hoùs épesen ho pûrgos}, où eph + accusatif marque le point d’impact et où l’inversion (verbe–sujet) renforce l’effet dramatique de l’action. La localisation en tō Silōam {ἐν τῷ Σιλωὰμ | en tô Silōam} situe l’événement. La coordination kai apekteinen autous {καὶ ἀπέκτεινεν αὐτούς | kai apékteinen autoús} indique le résultat mortel. La principale est introduite par dokeite hoti autoi opheiletai egenonto {δοκεῖτε ὅτι αὐτοὶ ὀφειλέται ἐγένοντο | dokeíte hóti autoì opheilétai egénonto}, associant le présent interrogatif et la complétive pour poser la question de la culpabilité. L’attribut opheiletai, suivi du verbe copule, accentue la métaphore de la dette morale. Enfin, la comparaison para pantas tous anthrōpous tous katoikountas Ierousalēm {παρὰ πάντας τοὺς ἀνθρώπους τοὺς κατοικοῦντας Ἰερουσαλήμ | pará pántas toùs anthrṓpous toùs katoikoûntas Ierousalḗm} oppose ces victimes à l’ensemble des habitants de Jérusalem pour réfuter l’idée d’une culpabilité singulière. |