| 9. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre par la conjonction conditionnelle composée kan {κἄν | kán} 'et si donc', suivie de la particule men {μὲν | mén} 'en effet' marquant l’alternative. Le verbe poiēsē {ποιήσῃ | poiḗsē} au subjonctif aoriste actif, avec karpon {καρπὸν | karpón} comme objet direct, constitue la protase « s’il produit du fruit ». Le syntagme prépositionnel eis to mellon {εἰς τὸ μέλλον | eis tó méllon} précise la visée temporelle en désignant l’avenir par un participe substantivé. L’antithèse apparaît avec ei dé mḗge {εἰ δὲ μήγε | ei dé mḗge}, introduisant la condition négative « mais si ce n’est pas le cas ». L’apodose explicite se trouve dans ekkopseis auten {ἐκκόψεις αὐτήν | ekkópsēis autḗn} 'tu la couperas', verbe au futur exprimant la conséquence certaine. Le contraste entre possibilité et jugement est rendu en français par l’usage de « tant mieux » ou « sinon » associé au futur de l’apodose. |