| 30. Exégèse Linguistique Le verset présente un participe circonstanciel legontes {λέγοντες | lé-gon-tes} qui introduit un discours rapporté direct en grec, mais que l’on rend naturellement en français par une proposition principale « Ils disaient ». La conjonction hoti {ὅτι | hó-ti} sert ici de passerelle entre le participe et la citation, introduisant le contenu de ce qui est dit. À l’intérieur de la citation, la séquence houtos ho anthropos {Οὗτος ὁ ἄνθρωπος | Hoû-tos ho án-thrō-pos} forme le groupe sujet, le démonstratif donnant une nuance de désignation pointée, voire moqueuse. Le verbe erxato {ἤρξατο | ḗr-xa-to}, aoriste moyen, suivi de l’infinitif oikodomein {οἰκοδομεῖν | oi-ko-do-meîn}, exprime l’initiation d’une action sans commentaire sur sa durée, d’où la tournure française « a commencé à bâtir ». La conjonction kai {καὶ | kaí} relie cette première proposition à la seconde, introduisant un contraste sémantique marqué par la négation ouk {οὐκ | oúk} portée sur ischysen {ἴσχυσεν | ís-chy-sen} « il put », qui présente la capacité comme un tout ponctuel manqué. L’infinitif ektele sai {ἐκτελέσαι | ek-te-lé-sai} dépend de ischysen et précise le domaine de l’incapacité : « achever » l’ouvrage. En français, on restitue cette dynamique par deux verbes finis coordonnés (« a commencé… et il n’a pas pu… »), pour garder la progression logique du commencer sans terminer qui est au cœur de la parabole. |