| 31. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre sur ē {ἢ | ē} « ou bien », qui introduit le second exemple d’un diptyque illustratif. Le pronom interrogatif tis {τίς | tís} associé à basileus {βασιλεὺς | basileús} forme « quel roi » comme sujet, tandis que le participe poreuomenos {πορευόμενος | poreuómenos} « allant » encadre l’action préparatoire du roi et apporte une nuance de simultanéité. Le groupe au datif heterō basilei {ἑτέρῳ βασιλεῖ | hetérō basileî} indique l’autre protagoniste de la scène, le destinataire de l’action militaire. L’infinitif symbalein {συμβαλεῖν | symbaleîn}, complété par la préposition eis {εἰς | eis} et son complément polemon {πόλεμον | pólemon}, exprime clairement le but: « engager le combat ». La particule interrogative-négative oukhi {οὐχὶ | oukhí} introduit une question rhétorique qui attend l’assentiment de l’auditeur. La séquence participiale kathisas {καθίσας | kathísas} suivie de l’adverbe prōton {πρῶτον | prôton} précède le verbe principal bouleusetai {βουλεύσεται | bouleúsatai}, dessinant un ordre logique: d’abord s’asseoir, puis délibérer. La subordonnée introduite par ei {εἰ | ei} encadre l’évaluation: dynatos {δυνατός | dynatós} lié à estin {ἐστιν | estin} forme le prédicat « il est capable ». Le syntagme prépositionnel en deka khiliasin {ἐν δέκα χιλιάσιν | en déka chiliásin} exprime le moyen numérique dont dispose le roi, opposé à tō meta eikosi khiliadōn erchomenō {τῷ μετὰ εἴκοσι χιλιάδων ἐρχομένῳ | tôi metà eíkosi chiliádōn erchoménō} qui désigne « celui qui vient avec vingt milliers ». Enfin, la préposition epʼ {ἐπʼ | ep} avec auton {αὐτόν | autón} marque la direction hostile « contre lui ». En français, cette structure est rendue par une longue question unique, conservant la portée rhétorique, avec des propositions participiales et conditionnelles transformées en subordonnées temporelles et interrogatives naturelles. |