| 32. Exégèse Linguistique La phrase commence par la structure conditionnelle ei de mege {εἰ δὲ μήγε | eí dè mḗ-ge} « mais si toutefois (ce n’est pas le cas) », qui reprend implicitement l’hypothèse du verset précédent et introduit l’alternative. Vient ensuite un génitif absolu, eti autou porro ontos {ἔτι αὐτοῦ πόρρω ὄντος | é-ti au-toû pór-rō ón-tos}, où autou et ontos au génitif masculin singulier forment une proposition circonstancielle indépendante marquant la situation « alors que l’autre est encore loin ». Le participe aoriste aposteilas {ἀποστείλας | a-po-steí-las} « ayant envoyé » se rapporte au sujet implicite (le roi qui n’est pas capable de faire face) et exprime une action antérieure à celle du verbe principal. Le verbe principal erotai {ἐρωτᾷ | e-ro-tâ} « il demande » régit l’accusatif ta {τὰ | tà}, article neutre pluriel substantivé désignant « les choses » demandées. La locution prépositionnelle ta pros eirenen {τὰ πρὸς εἰρήνην | tà prós ei-rḗ-nēn} est idiomatique et signifie « ce qui concerne la paix », avec pros marquant le but recherché. En français formel, le génitif absolu est rendu par une subordonnée temporelle « tandis que l’autre est encore loin », et le participe aoriste par un gérondif « ayant envoyé ». La version dynamique simplifie la structure en transformant le participe en verbe principal (« il envoie ») et en explicitant la démarche diplomatique par « négocier la paix », tout en conservant la relation de condition et de résultat implicite dans le grec. |