| 8. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre sur hotan {Ὅταν | hó-tan} ‘quand/chaque fois que’, qui introduit une subordonnée conditionnelle-temporelle avec le verbe au subjonctif aoriste klēthēs {κληθῇς | klē-thêis} ‘tu sois invité’, marquant une situation éventuelle. La préposition hypo tinos {ὑπό τινος | hy-pó tí-nos} forme un syntagme prépositionnel où le génitif tinos sert de complément d’agent. La suite eis gamous {εἰς γάμους | eis gá-mous} exprime la destination vers des noces. La principale contient une défense en grec classique, avec la négation mē {μὴ | mē} suivie du subjonctif aoriste kataklithēs {κατακλιθῇς | ka-ta-kli-thêis}, interdisant de s’installer. Le groupe prépositionnel eis tēn protoklisian {εἰς τὴν πρωτοκλισίαν | eis tēn prō-to-kli-sí-an} précise le lieu visé, la « première place à table ». La construction mēpote {μήποτε | mē-po-te} + subjonctif introduit une subordonnée exprimant la crainte d’un résultat indésirable: entimoteros {ἐντιμότερός | en-ti-mó-te-ros} est le sujet comparatif, modifié par le génitif sou {σου | sou} comme génitif de comparaison « plus honorable que toi », et par le participe parfait passif keklēmenos {κεκλημένος | ke-klē-mé-nos} « ayant été invité », qui indique un invité déjà convié. Le syntagme prépositionnel hyp’ autou {ὑπʼ αὐτοῦ | hyp au-toû} clôt la phrase en rappelant le même agent que tinos, créant une symétrie: toi et l’autre invité avez été appelés par le même hôte. En français, la relation entre les subjonctifs et la conjonction hotan est rendue par des structures temporelles et conditionnelles naturelles (« quand », « si jamais ») et par une défense à l’impératif négatif, tout en conservant l’idée de crainte avec « de peur que ». |