| 18. Exégèse Linguistique Le verset se compose de deux propositions coordonnées par kai {καὶ | kaí} 'et', créant un parallélisme moral. La première emploie deux participes substantivés au nominatif, apoluo {ἀπολύων | apolúōn} 'renvoyer' et gameo {γαμῶν | gamōn} 'épouser', pour décrire simultanément divorce et remariage, puis se conclut par le verbe moicheuo {μοιχεύει | moikheúei} 'commettre adultère' en position finale, soulignant le jugement. Le groupe nominal tēn gunaika autoû {τὴν γυναῖκα αὐτοῦ | tēn gunaîka autoû} en accusatif et génitif précise l’objet et la relation conjugale. La seconde proposition reproduit cette structure avec gameo et moicheuo pour évoquer le remariage d’une apolelymeno {ἀπολελυμένην | apolelymenēn} 'femme répudiée', tandis que apo andros {ἀπὸ ἀνδρὸς | apó andrós} indique l’agent de la répudiation. Cette répétition génère un chiasme implicite qui renforce l’universalité et la force normative de l’interdiction. |