| 27. Exégèse Linguistique Le verset aligne quatre imparfaits d’habitude, esthion {ἤσθιον | ēsthion} 'ils mangeaient', epinon {ἔπινον | épinon} 'ils buvaient', egamoun {ἐγάμουν | egámoun} 'ils se mariaient' et egamizonto {ἐγαμίζοντο | egamízonto} 'ils donnaient en mariage', soulignant la routine avant le jugement. La préposition achri {ἄχρι | áchri} marque la limite temporelle, complétée par la subordonnée hēs hēmeras {ἧς ἡμέρας | hēs hēméras} 'du jour où', équivalente à « jusqu’au jour où ». L’aoriste eiselthen {εἰσῆλθεν | eisêlthen} 'entra' a pour sujet Nōe {Νῶε | Nōe} avec la locution eis ten kiboton {εἰς τὴν κιβωτὸν | eis tḕn kibōtón} indiquant la destination. Le verbe elthen {ἦλθεν | êlthen} 'vint' a pour sujet ho kataklysmos {ὁ κατακλυσμός | ho kataklysmós}, créant un parallèle, et apolesen {ἀπώλεσεν | apṓlesen} 'détruisit' avec pantas {πάντας | pántas} souligne l’universalité du jugement. En français, les imparfaits traduisent la continuité tandis que les aoristes sont rendus par des passes simples ou composés pour marquer le tournant narratif. |