| 2. Exégèse Linguistique Le verset commence par le participe legon {λέγων | lé-gōn} introduisant la parole rapportée comme complément circonstanciel de discours. Le syntagme krites tis {Κριτής τις | kri-tḗs tis} ‘un juge’ combine un nom commun au nominatif avec un pronom indéfini en apposition pour souligner l’anonymat. L’imparfait ên {ἦν | ên} sert de verbe copule pour installer un cadre temporel continu. La locution prépositionnelle en tini pólei {ἔν τινι πόλει | én ti-ni pó-lei} établit la localisation (‘dans une certaine ville’) par le datif. Suivent deux participes prédicatifs coordonnés, pho-boú-me-nos {φοβούμενος | pho-boú-me-nos} et en-tre-pó-me-nos {ἐντρεπόμενος | en-tre-pó-me-nos}, chacun avec son objet direct en accusatif (the-ón {θεὸν | the-ón} et án-thrō-pon {ἄνθρωπον | án-thrō-pon}) et la particule mḗ {μὴ | mḗ} exprimant la négation. En français, ces participes sont restitués par des relatives ou des tournures négatives pour conserver le lien étroit entre le juge et ses attitudes. |