Luke 20:11ExégèseBAT

Luke 20 : 11 Rejet | Messager | Violence
11. Exégèse Linguistique
La phrase commence avec la conjonction kai {καὶ | kaí} 'et', qui enchaîne cette étape de la parabole sur ce qui précède. Le verbe principal prosetheto {προσέθετο | prosétheto} 'il ajouta' est suivi de l'infinitif pempsai {πέμψαι | pémp-sai} 'envoyer', formant une construction où l'aoriste moyen indique que le sujet ajoute une nouvelle action d'envoi. L'expression à l'accusatif heteron doulon {ἕτερον δοῦλον | héteron doû-lon} 'un autre serviteur' fonctionne comme objet de l'infinitif et souligne la répétition des tentatives par un nouveau messager. Le groupe hoi de {οἱ δὲ | hoi dé} introduit le sujet pluriel des actions suivantes, tandis que kakeinon {κἀκεῖνον | kakeî-non} 'et celui-là' renvoie au serviteur nouvellement envoyé en tant qu'objet. Les participes aoristes coordonnés deirantes et atimasantes {δείραντες καὶ ἀτιμάσαντες | deí-ran-tes kaí atimá-san-tes} sont des participes circonstanciels au nominatif masculin pluriel, décrivant les maltraitances infligées avant l'action principale. Ils se rapportent au sujet exprimé par hoi et précèdent logiquement le verbe principal exapesteilan {ἐξαπέστειλαν | exa-pé-stei-lan} 'ils renvoyèrent'. L'adjectif kenon {κενόν | ke-nón}, à l'accusatif masculin singulier, qualifie l'objet implicite et est employé de manière quasi adverbiale pour préciser le résultat: le serviteur repart sans rien. En français, la version formelle rend les participes par une tournure "après avoir..." afin de conserver la valeur circonstancielle antérieure, tandis que la version dynamique adopte des formulations plus usuelles ("après l'avoir battu et insulté") et remplace l'expression brève "à vide" par "les mains vides" pour expliciter la situation finale tout en respectant la séquence syntaxique du grec.

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