| 33. Exégèse Linguistique La phrase commence par le groupe nominal défini he gyne {ἡ γυνή | hē gynḗ} « la femme », qui introduit un référent déjà connu dans le récit et sert de sujet à la question. La particule oun {οὖν | oun} « donc » relie logiquement cette question à l’histoire précédente, marquant une conséquence argumentative. Le syntagme prépositionnel en te anastasei {ἐν τῇ ἀναστάσει | en tē anástasei} « dans la résurrection » fixe le cadre temporel-eschatologique de l’interrogation. Le groupe interrogatif tinos auton {τίνος αὐτῶν | tínos autôn} « de qui d’entre eux » emploie un génitif de possession ou de relation, précisant que la question porte sur l’appartenance conjugale parmi le groupe des sept hommes. Le verbe ginetai {γίνεται | gínetai} suivi de l’attribut gyne {γυνή | gynḗ} forme une structure copulative « devenir femme (épouse) de », qui en grec exprime le lien matrimonial. La proposition explicative introduite par gar {γὰρ | gar} « car » — hoi hepta eschon auten gynaika {οἱ ἑπτὰ ἔσχον αὐτὴν γυναῖκα | hoi heptá éschon autḕn gynaîka} — fournit la raison de l’embarras juridique : « les sept l’ont eue comme femme ». Le verbe eschon {ἔσχον | éschon}, aoriste d’action achevée, décrit une succession de mariages révolus, tandis que gynaika {γυναῖκα | gynaîka} fonctionne comme attribut de l’objet dans une construction factitive (« avoir quelqu’un pour épouse »). En français, il est nécessaire de reformuler la question pour rendre claire l’idée de possession conjugale et conserver la logique argumentative marquée par oun et gar. |