Mark 16:3ExégèseBAT

Mark 16 : 3 Inquiétude | Obstacle | Sépulture
3. Exégèse Linguistique
La conjonction kai {καὶ | kaí} ‘et’ rattache cette scène à l’épisode précédent, marquant une continuité narrative. Le verbe à l’imparfait elegon {ἔλεγον | é-le-gon} ‘elles disaient’ décrit un discours intérieur continu plutôt qu’une seule réplique ponctuelle. La construction avec la préposition pros heautas {πρὸς ἑαυτάς | prós he-au-tás} littéralement ‘vers elles-mêmes’ exprime un échange réciproque, rendu par « entre elles » en français. La question directe commence par le pronom interrogatif tis {Τίς | Tís} ‘qui ?’, placé en tête pour mettre l’accent sur l’absence de personne capable d’aider. Le futur apokylisei {ἀποκυλίσει | a-po-ku-lí-sei} ‘fera rouler’ projette l’action dans l’immédiat avenir, soulignant une préoccupation pratique face à un obstacle concret. L’objet ton lithon {τὸν λίθον | tón lí-thon} ‘la pierre’ précède le groupe prépositionnel ek tēs thyras {ἐκ τῆς θύρας | ek tês thú-ras} ‘hors de la porte’, ce qui focalise d’abord l’attention sur l’obstacle, puis sur son emplacement. Le génitif tou mnēmeiou {τοῦ μνημείου | toû mnē-meí-ou} dépend de thyras et précise qu’il s’agit de la porte du tombeau, non d’une simple ouverture générique. En français, la structure interrogative est conservée, tandis que certains éléments implicites (la difficulté liée au poids de la pierre, la progression en chemin) sont rendus par des choix aspectuels ou contextuels dans la version dynamique.

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