| 11. Exégèse Linguistique La construction narrative se déploie en trois propositions coordonnées par kai {καὶ | kaí} ‘et’, formant une progression enchaînée. La première proposition met en scène le sujet hē kephalē autou {ἡ κεφαλὴ αὐτοῦ | hē ke-pha-lē au-toû} ‘sa tête’ avec le verbe passif ēnechthē {ἠνέχθη | ē-néch-thē} ‘fut apportée’ suivi du complément de lieu epi pinaki {ἐπὶ πίνακι | epí pī-na-ki} ‘sur un plat’. La deuxième proposition conserve la voix passive avec edothē {ἐδόθη | e-dó-thē} ‘fut donnée’ introduite par tō korasiō {τῷ κορασίῳ | tō ko-ra-sī-ō} ‘à la jeune fille’. Enfin, la troisième bascule à l’actif avec ēnenken {ἤνεγκεν | ē-nen-ken} ‘porta’, où la jeune fille, sous-entendue comme sujet, transporte la tête jusqu’à sa mère, exprimée par tē mētri autēs {τῇ μητρὶ αὐτῆς | tē mḗ-tri au-tēs} ‘à sa mère’. Le choix de l’aoriste souligne l’action ponctuelle et achevée et l’emploi réitéré de kai crée un rythme haletant, restitué en français par l’alternance du passé simple et d’une syntaxe coordonnée simple. |