| 9. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec l’adverbe matēn {μάτην | má-tēn} 'en vain', occupant la position initiale pour accentuer l’inutilité du culte humain. La particule dé {δὲ | dé} marque un contraste modéré avec le contexte précédent. Le verbe sebontai {σέβονται | sé-bon-tai} 'honorent' prend pour COD le pronom me {με | me}, soulignant que Dieu est le destinataire de l’acte. Le participe didaskontes {διδάσκοντες | di-dás-kon-tes} 'enseignant', au nominatif pluriel, agit comme participe concomitant, montrant que la révérence et l’enseignement sont simultanés. L’accusatif didaskalias {διδασκαλίας | di-das-ka-lí-as} est précisé en apposition par entalmata {ἐντάλματα | en-tál-ma-ta} et complété par le génitif anthrōpōn {ἀνθρώπων | an-thrṓ-pōn}, indiquant l’origine humaine des prescriptions. En français formel, 'en vain' reste proche de 'honorent' pour refléter la structure grecque, tandis que la version dynamique explicite la notion de culte et choisit 'règles' pour actualiser entalmata. |