Matthew 16:20ExégèseBAT

Matthew 16 : 20 Secret | Obéissance | Messianité
20. Exégèse Linguistique
La phrase s’ouvre avec l’adverbe temporel tote {τότε | tó-te} « alors », qui relie cet ordre au contexte narratif immédiat. Le verbe principal diesteilato {διεστείλατο | di-es-teí-la-to}, à l’aoriste moyen indicatif, exprime un ordre solennel donné par le sujet implicite (Jésus), le moyen soulignant son implication personnelle. Le groupe datif tois mathētais {τοῖς μαθηταῖς | toîs ma-thē-taîs} fonctionne comme complément d’objet indirect, marquant les destinataires. La conjonction hina {ἵνα | hí-na} introduit une proposition de but, dont le verbe subjonctif eipōsin {εἴπωσιν | eíp-ō-sin} « qu’ils disent » est régi par le datif de personne interdite mēdeni {μηδενί | mē-de-ní} « à personne ». La complétive hoti autos estin ho christos {ὅτι αὐτός ἐστιν ὁ χριστός | hó-ti au-tós és-tin ho khris-tós} constitue l’objet du subjonctif : le pronom emphatique autos sert de sujet, tandis que l’expression nominale articularisée ho christos est attribut. Cette structure souligne un « secret messianique » : l’identité du Christ doit rester tue. En français, le but subordonné est rendu par l’infinitif « de ne dire » en formel et l’impératif « ne révélez » en dynamique, conservant la force de l’interdiction grâce à l’adverbe « sévèrement » en formel et à l’emploi de l’impératif en dynamique.

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