| 23. Exégèse Linguistique L’énoncé s’ouvre avec ho de {ὁ δὲ | ho dè} « mais lui », marquant un contraste avec le contexte antérieur et soulignant Jésus comme sujet. Le participe aoriste strapheis {στραφεὶς | stra-pheís} « se retournant » anticipe l’action avant la parole principale eipen {εἶπεν | eî-pen} « il dit », formant une clause circonstancielle de temps. Le datif tō Petroi {τῷ Πέτρῳ | tôi Pétrōi} désigne Pierre comme destinataire, suivi de l’impératif hypage {Ὕπαγε | Hý-pa-ge} « passe » et de l’adverbe opiso mou {ὀπίσω μου | o-pí-sō moû} « derrière moi », signalant une relégation spatiale et symbolique du disciple. Le vocatif Satana {Σατανᾶ | Sa-ta-nâ} renforce l’exclamation, tandis que la séquence skandalon ei emou {σκάνδαλον εἶ ἐμοῦ | skán-da-lon eî e-moû} place l’attribut « obstacle » en tête pour un effet de définition emphatique. La conjonction causale hoti {ὅτι | hó-ti} introduit l’explication : la négation ou phroneis {οὐ φρονεῖς | ou phro-neîs} « tu penses pas » régit l’accusatif ta toû theou {τὰ τοῦ θεοῦ | ta toû the-oû} « choses de Dieu », mis en parallèle par alla ta tôn anthrōpōn {ἀλλὰ τὰ τῶν ἀνθρώπων | allà ta tôn an-thrṓ-pōn} « mais celles des hommes », créant une antithèse binaire révélant le conflit entre perspective divine et perspective humaine. |