| 26. Exégèse Linguistique ti gar {τί γὰρ | tí gár} ‘car quoi’ marque l’introduction rhétorique, associée à ophelethesetai {ὠφεληθήσεται | ō-phe-lē-thē-se-tai} ‘sera-t-il utile’ suivi du sujet générique anthrōpos {ἄνθρωπος | án-thrō-pos}, ce qui universalise l’interrogation. La protase conditionnelle ean kerdēsē ton kosmon holon {ἐὰν κερδήσῃ τὸν κόσμον ὅλον | eán kerdḗsē tón kósmon hólon} emploie le subjonctif aoriste pour présenter une condition ouverte, avec kosmon holon placé avant le verbe pour souligner l’ampleur du gain. L’opposition introduite par tēn de psuchēn autou zēmiōthē {τὴν δὲ ψυχὴν αὐτοῦ ζημιωθῇ | tḕn dè psychḗn autoû zē-mi-ō-thē} met en relief le contraste entre la possession du monde et la perte de l’être intérieur. La seconde question ē ti dōsei anthrōpos antállagma tēs psychēs autou {ἢ τί δώσει ἄνθρωπος ἀντάλλαγμα τῆς ψυχῆς αὐτοῦ | ē tí dṓsei ánthrōpos antállagma tês psychês autoû} reprend la même structure pour souligner la valeur inestimable de la vie, le génitif de psychēs autou précisant l’enjeu vital. En français, le parallèle syntaxique est rendu par la construction parallèle des deux interrogations pour maintenir l’effet rhétorique. |