| 19. Exégèse Linguistique Le verset débute par le participe aoriste proselthontes {προσελθόντες | pro-sel-THÓN-tes} placé avant le verbe fini, créant un enchaînement temporel souligné par l’adverbe tote {Τότε | Tó-te}. L’article et le substantif hoi mathetai {οἱ μαθηταί | hoi ma-thē-TAI} forment le sujet nominatif de eipon {εἶπον | EI-pon}, tandis que le datif tō Iesou {τῷ Ἰησοῦ | tôi Iē-soû} marque le destinataire du discours. La préposition kat idian {κατ᾽ ἰδίαν | kat i-DI-an} introduit un complément de manière privative. La question directe, lancée par diati {Διατί | dia-TI}, met en relief l’incompréhension au moyen du pronom emphatique hēmeis {ἡμεῖς | hē-MEIS} et de la négation ouk {οὐκ | ouk} associée au verbe de capacité ēdynēthēmen {ἠδυνήθημεν | ē-dy-NĒ-thē-men}. L’infinitif ekbalein {ἐκβαλεῖν | ek-ba-LEIN} dépend syntaxiquement de ce verbe, et auto {αὐτό | au-TÓ} renvoie de manière indéterminée à l’entité chassée, ici l’esprit impur. En français, l’organisation en sujet–verbe–compléments permet de restituer la force événementielle du participe et la portée interrogative vivante de la question. |