| 9. Exégèse Linguistique Le verset commence par la conjonction kai {καί | kaí} « et », qui relie cette scène à la narrativité précédente. Le génitif absolu katabainontōn autōn {καταβαινόντων αὐτῶν | katabainónton autôn} marque une circonstance simultanée à la descente ek tou orous {ἐκ τοῦ ὄρους | ek tou hórous} « hors de la montagne ». Le verbe principal eneteilato {ἐνετείλατο | eneteílato} « il ordonna », à l’aoriste moyen, exprime l’autorité de Jésus, et le participe legōn {λέγων | légōn} « disant » introduit les paroles rapportées. La prohibition mēdeni eipēte to horama {μηδενί εἴπητε τὸ ὅραμα | mēdení eípēte tó hórama} use de l’aoriste subjonctif pour renforcer l’interdiction. L’expression temporelle heōs hou {ἕως οὗ | héōs hou} « jusqu’à ce que » installe la subordonnée de limite, où ho huios tou anthrōpou {ὁ υἱὸς τοῦ ἀνθρώπου | ho huiós tou anthrṓpou} « le Fils de l’homme » est sujet de l’aoriste subjonctif passif egerthē {ἐγερθῇ | egerthē̂} « soit ressuscité », et ek nekrōn {ἐκ νεκρῶν | ek nekrôn} « d’entre les morts » en précise la provenance. En français, le génitif absolu se traduit par une subordonnée participiale et la subordonnée temporelle par « jusqu’à ce que »/« avant que » suivi du subjonctif, pour restituer la nuance grecque. |