| 10. Exégèse Linguistique La phrase commence par l’impératif présent horate {Ὁρᾶτε | ho-râ-te}, appel à la vigilance. L’interdiction s’exprime par mē + subjonctif kataphronēsēte {καταφρονήσητε | ka-ta-phro-nḗ-sē-te}, typique des défenses ponctuelles. Le groupe henos tōn mikrōn toutōn {ἑνὸς τῶν μικρῶν τούτων | he-nós tō̃n mikrō̄n toútōn} utilise le génitif partitif pour signifier “même le plus insignifiant”. Legō gar hymīn hōti {λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτι | lé-gō gâr hû-mîn hó-ti} introduit la raison, renforçant l’autorité. La clause hoi angeloi autōn en ouranois dia pantos blepousi {οἱ ἄγγελοι αὐτῶν ἐν οὐρανοῖς διὰ παντός βλέπουσι | hõi án-ge-loi aû-tô̄n én ou-ra-noîs di-à pan-tós blé-pou-si} pose “anges” au nominatif et l’action habituelle au présent, dia pantos soulignant la constance. La répétition de en ouranois encadre la vision céleste, tandis que to prosōpon tou patros mou tou en ouranois {τὸ πρόσωπον τοῦ πατρός μου τοῦ ἐν οὐρανοῖς} marque la relation filiale et la localisation céleste. |