| 15. Exégèse Linguistique Le verset débute par la conjonction conditionnelle ean {Ἐὰν | Eàn} « si jamais », suivie de la particule de {δὲ | dè} qui nuance l’enchaînement. La protase met en scène hamartēsē {ἁμαρτήσῃ | hamartḗsē} « il pèche » à l’aoriste subjonctif, renforcée par eis se {εἰς σὲ | eis sè} « contre toi » pour cerner la direction de l’offense. Viennent ensuite les impératifs coordonnés hupage {ὕπαγε | hýpage} « rends-toi » et elegxon {ἔλεγξον | élegxon} « réprimande », soulignant successivement le déplacement et la confrontation. L’expression metaxu sou kai autou monou {μεταξὺ σοῦ καὶ αὐτοῦ μόνου | metaxý soû kaí autoû mónou} « entre toi et lui seul » institue la confidentialité par la préposition + génitif et l’adjectif monou. La seconde condition ean {ἐὰν | eàn} « si » introduit akousē {ἀκούσῃ | akóusē} « il écoute », où le génitif sou marque l’objet de l’écoute. L’apodose ekerdēsas ton adelphon sou {ἐκέρδησας τὸν ἀδελφόν σου | ekérdēsas tón adelphón sou} « tu as gagné ton frère » emploie l’aoriste indicatif pour présenter la restauration comme résultat accompli, utilisant l’image du gain pour décrire la réconciliation fraternelle. |