| 7. Exégèse Linguistique Le verset s'ouvre sur l'interjection ouai {οὐαί | ouaí} 'malheur', qui introduit une parole de jugement solennel dirigée au kosmō {κόσμῳ | kósmō} 'monde' placé au datif pour marquer le destinataire du malheur. La préposition apo {ἀπὸ | apó} avec le génitif tōn skandalōn {τῶν σκανδάλων | tōn skandálōn} précise la cause de ce jugement. La construction anankē gar elthein ta skandala {ἀνάγκη γὰρ ἐλθεῖν τὰ σκάνδαλα | anágkē gár eltheîn tà skándala} associe le nominatif anankē 'nécessité' à l'infinitif elthein 'venir', formant une expression impersonnelle d'inévitabilité avec skandala comme sujet à l'accusatif. La conjonction plēn {πλὴν | plḗn} introduit un contraste, suivi du second ouai au datif anthrōpō {ἀνθρώπῳ | anthrṓpō} 'l’homme', ciblant l'individu responsable. La proposition relative di’ hou to skandalon erchetai {δι’ οὗ τὸ σκάνδαλον ἔρχεται | di’ hoû to skándalon érchetai} positionne cet homme comme agent à travers lequel le scandale vient. Le parallélisme des deux interjections malheur souligne la tension entre la fatalité générale des scandales et la responsabilité personnelle de l’agent. |