| 8. Exégèse Linguistique La phrase débute par la protase conditionnelle εἰ δὲ… σκανδαλίζει σε, où ei {εἰ | eí} introduit la condition et de {δέ | dé} marque la transition vers une mise en garde. Les sujets coordonnés « ta main » et « ton pied » sont mis en relief par l’ordre et le génitif possessif sou {σοῦ | soû}. Le présent de skandalízei {σκανδαλίζει | skandalízei} suggère une tentation continue, contrastant avec les impératifs aoristes ék-kópson et bále {ἔκκοψον καὶ βάλε | ék-kópson kaì bále}, qui prescrivent une rupture décisive. L’expression impersonnelle kalón soi estín {καλόν σοι ἐστίν | kalón soí estín} pose un jugement comparatif entre deux infinitifs coordonnés (eiseltheîn vs blēthênai) régis par eis {εἰς | eis}. Les adjectifs kyllón et khōlón {κυλλόν | kyllón, χωλόν} soulignent la condition attendue pour entrer dans la vie, tandis que échonta {ἔχοντα | échonta} oppose l’intégrité fonctionnelle et le sort eschatologique. Le syntagme eis tò pŷr tò aiṓnion {εἰς τὸ πῦρ τὸ αἰώνιον | eis tò pŷr tò aiṓnion} unit mouvement et complément défini pour insister sur la réalité continue du jugement. |