| 1. Exégèse Linguistique Le verset s'ouvre sur la tournure narrative kai egeneto {Καὶ ἐγένετο | Kaì egéneto} 'et il arriva', formule fréquente pour marquer une transition importante dans le récit. Cette expression est immédiatement suivie de la conjonction temporelle hote {ὅτε | hóte} 'lorsque', qui introduit une proposition subordonnée de temps encadrant l'action achevée. Le verbe de cette subordonnée, etelesen {ἐτέλεσεν | etélesen} 'il acheva', à l'aoriste actif, présente l'achèvement complet des discours de Jésus comme antérieur au déplacement qui suit. Le sujet explicite ho Iesous {ὁ Ἰησοῦς | ho Iē-soûs} se place après le verbe dans l'ordre grec, une inversion courante qui laisse en tête la formule narrative. L'objet direct tous logous toutous {τοὺς λόγους τούτους | toús lógous toútous} 'ces discours' est fortement déterminé par l'article et le démonstratif, soulignant que Jésus quitte un cycle d'enseignement bien défini. La suite meteren apo tes Galilaias {μετῆρεν ἀπὸ τῆς Γαλιλαίας | metēren apó tēs Galilaías} combine un verbe de mouvement à l'aoriste avec la préposition apo pour indiquer un départ net hors de la Galilée. Puis, la structure coordonnée kai elthen eis ta horia tes Ioudaias {καὶ ἦλθεν εἰς τὰ ὅρια τῆς Ἰουδαίας | kaí ēlthen eis tá hória tēs Ioudaías} emploie la préposition eis avec un accusatif neutre pluriel pour décrire l'entrée dans le territoire de la Judée, conçu comme une zone frontalière. Enfin, l'expression peran tou Iordanou {πέραν τοῦ Ἰορδάνου | péran tou Iordánou} précise la localisation 'au-delà du Jourdain', ajoutant une nuance géographique importante: Jésus se trouve sur la rive opposée du fleuve, ce qui prépare le contexte de la suite de son ministère. En français, la subordination temporelle est rendue par une structure introduite par 'lorsque' (formel) ou simplifiée par 'quand' (dynamique), et les prépositions apo/eis/peran sont traduites par une séquence naturelle 'quitter... partir de... aller vers/dans... de l'autre côté', afin de conserver la progression spatiale. |