| 10. Exégèse Linguistique La phrase commence par le verbe legousin {Λέγουσιν | lé-gou-sin} « ils disent », suivi du complément indirect auto {αὐτῷ | au-tôi} « à lui » puis du sujet explicite hoi mathetai {οἱ μαθηταί | hoi ma-thē-taí} « les disciples », ce qui donne un ordre verbe–complément–sujet typique du grec narratif et met l’accent sur l’action de parler plutôt que sur l’identité des locuteurs. Le discours direct introduit une protase conditionnelle avec ei houtos {Εἰ οὕτως | ei hoú-tōs} « si ainsi », où l’adverbe de manière renvoie à l’enseignement préalable de Jésus sur le mariage et le divorce. La copule estin {ἐστὶν | es-tín} relie le sujet he aitia {ἡ αἰτία | hē ai-tí-a} « la cause, la condition » à son complément élargi par le génitif tou anthropou meta tes gunaikos {τοῦ ἀνθρώπου μετὰ τῆς γυναικός | toû an-thrō-pou me-tá tês gu-nai-kós}, qui définit la relation conjugale « de l’homme avec la femme ». L’apodose ou sumpherei gamesai {οὐ συμφέρει γαμῆσαι | ou sum-phé-rei ga-mê-sai} est une proposition principale impersonnelle où la négation ou précède le verbe pour souligner le caractère non avantageux de l’action exprimée par l’infinitif aoriste gamesai « se marier ». En français formel, le conditionnel grec est rendu par une subordonnée en « si » suivie d’une principale à l’indicatif, conservant la structure hypothétique, tandis que le verbe impersonnel sumpherei est traduit par « il n’est pas avantageux » en formel et par la tournure idiomatique « il vaut mieux ne pas » en dynamique, qui exprime l’idée d’utilité de manière plus naturelle. |