Matthew 19:26ExégèseBAT

Matthew 19 : 26 Impossibilité | Puissance | Foi
26. Exégèse Linguistique
Le verset commence par le participe circonstanciel emblepsas {ἐμβλέψας | em-blép-sas} 'ayant regardé fixement', qui décrit l'action préalable de Iesous {Ἰησοῦς | Iē-soûs} avant la parole et met en valeur l'intentionnalité de son regard. La particule dé {δὲ | dé} en deuxième position marque une transition avec ce qui précède tout en introduisant un contraste. Le verbe principal eipen {εἶπεν | eî-pen} 'il dit' introduit le discours direct. La structure contrastive se construit autour de la préposition para {παρὰ | par-á} répétée deux fois : d'abord avec le datif anthropois {ἀνθρώποις | anth-rō-pois} 'aux hommes', puis avec theo {θεῷ | the-ō} 'à Dieu'. Cette parallélisme crée une antithèse nette entre la sphère humaine et la sphère divine. Dans la première clause, touto {τοῦτο | toû-to} 'cela' fonctionne comme sujet, et adynaton {ἀδύνατόν | a-dý-na-ton} 'impossible' comme attribut, liés par le verbe copule estin {ἐστιν | é-stin} 'est'. Dans la seconde clause, le grec omet le verbe copule, mais panta {πάντα | pán-ta} 'tout' et dynata {δυνατά | du-na-tá} 'possibles' forment une construction équivalente avec un estin sous-entendu. Le parallèle anthropois / theo et adynaton / dynata, renforcé par la répétition de para et dé, donne une formulation brève et mémorable du contraste entre incapacité humaine et toute-puissance divine. En français, ce parallélisme est rendu par des expressions symétriques (« du côté des hommes / du côté de Dieu », « pour les gens / pour Dieu ») et par le maintien de la structure copulative.

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