| 27. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec l’adverbe tote {Τότε | Tó-te}, qui ancre la réplique de Pierre dans la continuité immédiate de l’épisode précédent. Le participe circonstanciel apokritheis {ἀποκριθείς | a-po-kri-theís} précède le verbe de parole eipen {εἶπεν | eî-pen}, selon un schéma narratif courant où le participe aoriste marque l’action préalable (« après avoir répondu, il dit »). Le groupe sujet ho Petros {ὁ Πέτρος | ho Pé-tros} est explicitement formulé, signalant que Pierre parle au nom du groupe. La construction eipen autō {εἶπεν αὐτῷ | eî-pen au-tô} introduit le destinataire implicite (Jésus) par le datif. La particule idou {Ἰδοὺ | I-doú} fonctionne comme marqueur discursif d’insistance, attirant l’attention sur la déclaration qui suit et justifiant la question ultérieure. La séquence hēmeis aphēkamen panta {ἡμεῖς ἀφήκαμεν πάντα | hē-meîs a-phḗ-ka-men pán-ta} juxtapose un sujet accentué et un aoriste avec un objet neutre pluriel totalisant, soulignant la radicalité de l’abandon. Le kai coordonne cette action avec ēkolouthēsamen soi {ἠκολουθήσαμέν σοι | ē-ko-lou-thē-sa-mén soi}, où le datif soi désigne la personne suivie, formant un parallélisme « tout quitter / suivre toi ». La question ti ara estai hēmin {τί ἄρα ἔσται ἡμῖν | tí á-ra és-tai hē-mîn} place le pronom interrogatif en tête, suivi de la particule déductive ara qui exprime la conséquence logique de ces sacrifices, puis du verbe futur et du datif de bénéfice, structurant la phrase autour de l’attente légitime des disciples. En français, cette structure est rendue par une phrase interrogative introduite par « qu’en sera-t-il donc pour nous ? », qui conserve l’idée de conséquence et la focalisation sur le bénéfice futur. |