| 3. Exégèse Linguistique La phrase commence par kai {καί | kaí} qui relie cette scène à ce qui précède et enchaîne le récit. Le verbe principal prosēlthon {προσῆλθον | prosē̂lthon} à l’aoriste indicatif actif, avec le sujet Pharisaioi {Φαρισαῖοι | Pharisaîoi} au nominatif, décrit une action ponctuelle : des Pharisiens s’approchent. Le datif autō {αὐτῷ | autō̂} indique la personne vers laquelle ils viennent, Jésus, sans être nommé explicitement. Le participe présent peirazontes {πειράζοντες | peirázontes}, nominatif masculin pluriel, fonctionne comme participe circonstanciel de manière ou de but implicite, exprimant leur intention de le mettre à l’épreuve en même temps qu’ils s’approchent. Le second participe présent legontes {λέγοντες | légontes}, également au nominatif masculin pluriel, introduit la parole directe rapportée et précise la manière dont cette épreuve se manifeste : par une question juridique. À l’intérieur de la citation, Ei {Εἰ | Ei} introduit une structure conditionnelle qui, en grec, forme une interrogation indirecte de type « s’il est permis... », rendue en français par une question directe pour plus de clarté. Le verbe impersonnel exestin {ἔξεστιν | éxestin} régit le datif anthrōpō {ἀνθρώπῳ | anthrṓpōi}, datif de personne concernée (« à un homme »), et l’infinitif aoriste apolysai {ἀπολῦσαι | apolûsai}, qui exprime l’action envisagée (« renvoyer » ou « divorcer »). L’expression kata pasan aitian {κατὰ πᾶσαν αἰτίαν | katá pâsan aitían} est une locution prépositionnelle avec kata + accusatif qui précise le cadre de la question : « selon toute raison », c’est-à-dire pour n’importe quel motif, ce qui accentue le caractère extensif et controversé du débat sur le divorce. En français, la structure est légèrement réordonnée (mise en avant du sujet « des Pharisiens » et transformation de l’interrogation conditionnelle en question directe) afin de respecter l’ordre naturel tout en conservant l’idée d’une mise à l’épreuve et la nuance juridique de la permission discutée. |