| 4. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre sur ho de apokritheis {ὁ δὲ ἀποκριθείς | ho dè apokritheís} qui associe l’article au participe aoriste pour former un syntagme nominal sujet, rendu en français par « Mais lui, prenant la parole » ou « Jésus répondit ». Le participe aoriste, antérieur au verbe principal eipen {εἶπεν | eipen} « il dit », exprime l’action préparatoire de répondre avant l’énoncé. La tournure interro-négative ouk anegnōte {οὐκ ἀνέγνωτε | ouk anégnōte} fonctionne comme question rhétorique qui présuppose une réponse positive et renvoie les interlocuteurs à l’Écriture. La proposition complétive introduite par hoti {ὅτι | hóti} développe le contenu de ce qu’ils auraient dû lire. L’expression ho ktisas {ὁ κτίσας | ho ktísas} substantive le participe pour désigner « celui qui a créé », sujet de epoiēsen {ἐποίησεν | epoíēsen} dans la subordonnée. La locution prépositionnelle ap’ archēs {ἀπʼ ἀρχῆς | ap’ archēs} marque le cadre temporel primordial « dès le commencement », reliant explicitement la scène à Genèse 1. La séquence arsen kai thēly epoiēsen autous {ἄρσεν καὶ θῆλυ ἐποίησεν αὐτούς | ársen kaì thēly epoíēsen autoús} présente en structure coordonnée la dualité de genre, les deux adjectifs substantivés au même cas formant ensemble l’objet direct collectif de « il fit ». La traduction formelle conserve la structure interrogative et la référence implicite au Créateur, tandis que la version dynamique explicite le sujet « Dieu » et ajoute « donc » pour refléter la nuance de reproche implicite dans l’interro-négation grecque. |