| 6. Exégèse Linguistique La structure commence avec hōste {ὥστε | hṓ-ste}, qui introduit une conséquence directe de l'affirmation précédente sur le mariage. L'adverbe ouketi {οὐκέτι | ou-ké-ti}, placé en tête du groupe verbal avec eisin {εἰσὶν | eí-sin}, nie l'état antérieur décrit par duo {δύο | dý-o} et prépare le contraste introduit par alla {ἀλλὰ | al-lá}. La séquence alla sarx mia {ἀλλὰ σὰρξ μία | al-lá sárx mí-a} forme un prédicat nominal où sarx est mis en avant et qualifié par mia, exprimant une unité qualitative profonde. La construction relative ho oun ho theos sunezeuxen {ὃ οὖν ὁ θεὸς συνέζευξεν | hó oûn ho the-ós sy-né-zeux-en} combine le relatif ho (objet direct) avec la particule conclusive oun et le sujet explicite ho theos, donnant un énoncé déductif: "ce que donc Dieu a uni". La clause indépendante suivante anthrōpos mē chōrizetō {ἄνθρωπος μὴ χωριζέτω | án-thrō-pos mē khō-ri-zé-tō} utilise un impératif de troisième personne avec négation mē pour énoncer une interdiction générale, s'adressant à tout anthrōpos pris comme type de l'être humain. En français, la phrase est divisée en deux segments pour distinguer la conséquence de l'ordre, tout en rendant l'impératif jussif soit par une tournure explicite "que l'homme ne sépare pas", soit par "que personne ne sépare", qui garde la portée générale implicite du sujet grec. |