| 15. Exégèse Linguistique Le verset présente deux interrogations rhétoriques unies par la conjonction e {ἢ | ē} ‘ou bien’. L’impersonnel ouk exestin moi {οὐκ ἔξεστίν μοι | ouk éx-es-tin moi} ‘n’est-il pas permis pour moi’ est rendu par l’interrogation inversée ‘N’ai-je pas le droit’, conservant la nuance juridique de la permission. La subordonnée relative ho thelo poiesai {ὃ θέλω ποιῆσαι | ho thé-lō poi-ê-sai} ‘ce que je veux faire’ se traduit littéralement. Le syntagme prépositionnel en tois emois {ἐν τοῖς ἐμοῖς | en toîs emoîs} ‘dans les miens’ devient ‘avec mes biens’ ou ‘avec ce qui m’appartient’ selon le style. La deuxième question reprend ho ophthalmos sou poneros estin {ὁ ὀφθαλμός σου πονηρός ἐστιν | ho oph-thal-mós sou po-nē-rós es-tín} ‘ton œil est mauvais’, traduite par ‘ton œil est-il mauvais’, où l’image de l’« œil » illustre la disposition intérieure. La conjonction causale hoti {ὅτι | hó-ti} introduit la raison ‘parce que’. Le pronom énonciatif ego {ἐγὼ | e-gō} placé en tête ’moi, je suis bon’ souligne l’emphase contrastive. |