| 41. Exégèse Linguistique La construction initiale legousin autō {λέγουσιν αὐτῷ | lé-gou-sin au-tōi} utilise un présent historique pour rapporter directement la réponse des auditeurs à Jésus. L’expression Κακοὺς κακῶς apolesei autous {Κακοὺς κακῶς ἀπολέσει αὐτούς | ka-koús ka-kôs a-po-lé-sei au-toús} fait précéder l’adjectif moral « méchants » de l’adverbe « misérablement », intensifiant dramatiquement le jugement. La conjonction kai {καὶ | kaí} coordonne cette peine à l’action de transfert (ton ampelōna ekdōsetai allois geōrgois {τὸν ἀμπελῶνα ἐκδώσεται ἄλλοις γεωργοῖς | tón am-pe-lō-na ek-dô-se-tai ál-lois ge-ōr-goîs}) où le futur moyen souligne une remise autorisée de la vigne. La relative introduite par hoitines {οἵτινες | hoí-ti-nes} précise la fidélité attendue des nouveaux exploitants par le futur apodōsousin autō tous karpous {ἀποδώσουσιν αὐτῷ τοὺς καρποὺς | a-po-dô-sou-sin au-tōi toús kar-poús}, et le groupe en tois kairois autōn {ἐν τοῖς καιροῖς αὐτῶν | en toîs kai-rós au-tôn} insiste sur des moments précisément fixés. La structure coordonnée et relative conserve la force narrative et l’ordre causatif du jugement suivi du transfert et de l’attente de fruit. |