| 17. Exégèse Linguistique Le verset débute par ’akh {אַ֣ךְ | ʾaḵ} 'mais', marquant une exception rituelle. La structure tripartite bikhōr–shōr, bikhōr–kesev, bikhōr–‘ez (bikhōr {בְּֽכוֹר־ | bə-ḵōr} 'premier-né' + animal) met en relief leur statut sacré. La négation lōʾ tifdeh {לֹ֥א תִפְדֶּ֖ה | lōʾ tip̄-deh} 'tu ne rachèteras pas' exprime l’interdiction. L’expression qōdesh hem {קֹדֶשׁ הֵם | qō-deš hēm} 'ils sont choses saintes' consacre ces animaux. Ensuite, dāmām {דָּמָ֞ם | dā-mām} 'sang' est jeté par tizroq {תִּזְרֹק | tiz-rōq} 'tu jetteras' sur ham-mizbēaḥ {הַמִּזְבֵּ֙חַ֙ | ham-miz-bē-aḥ} 'l’autel', puis ḥelbam {חֶלְבָּ֣ם | ḥel-bām} 'graisse' est brûlée par taqtir {תַּקְטִ֔יר | taq-tir} 'tu feras brûler' comme ʾishšēh {אִשֶּׁ֛ה | ʾiš-šeh} 'offrande consumée', produisant niḥōaḥ {נִיחֹ֖חַ | ni-ḥō-aḥ} 'parfum agréable'. La préposition ʿal {עַל־ | ʿal} 'sur' relie le sang à l’autel. Cette syntaxe souligne l’articulation entre consécration, sacrifice total et agrément divin. |