| 8. Exégèse Linguistique Le verset s’ouvre avec vayedabber {וַיְדַבֵּ֣ר | wa-yə-da-bēr} ‘et il parla’, typique des discours d’alliance où le SEIGNEUR {יְהוָה֮ | Yə-hō-wāh} s’adresse directement à Aaron pour transmettre un transfert d’autorité sacerdotale. La structure va’ani hinneh natatti lekha {וַאֲנִי֙ הִנֵּ֣ה נָתַתִּֽי לְךָ֔ | wa-ʾă-nî hin-nē nā-ta-tî lə-ḵā} met en relief l’initiative souveraine de Dieu par l’agencement emphatique “et moi, voici, j’ai donné à toi”. Le syntagme et-mishmeret terumotai {אֶת־מִשְׁמֶ֖רֶת תְּרוּמוֹתָ֑י | ’et-miš-me-ret tə-rû-mō-tāy} lie la particule marquant le COD à la désignation de la responsabilité sacerdotale sur les offrandes élevées. L’expression lekol-kodshei-bnei-yisrael {לְכָל־קָדְשֵׁ֣י בְנֵֽי־יִשְׂרָאֵל | lə-ḵol-qā-dšē-bə-nē-yiś-rā-ʾēl} précise l’étendue rituelle de ces offrandes. Le double datif lekha…ulevanekha {לְךָ֨… וּלְבָנֶ֖יךָ | lə-ḵā… û-lə-vā-ne-ḵā} identifie les bénéficiaires, tandis que lechok-olam {לְחָק־עוֹלָֽם | lə-ḥōq-ʿō-lām} codifie la perpétuité de ce statut. La traduction française ajuste l’ordre syntaxique pour concilier fluidité et mise en valeur du don divin ainsi que de la permanence du décret. |