| 2. Exégèse Linguistique Le verset débute par zot {זֹ֚את | zōt} ‘ceci’, formule inaugurale d’un énoncé légal. L’expression ḥuqqat ha-torah {חֻקַּת הַתּוֹרָה | ḥuqqat ha-tōrāh} combine le substantif ‘statut’ et l’article défini ‘la loi’ pour souligner la portée contraignante de l’ordonnance. Le verbe tsivvah {צִוָּה | tsiwwāh} ‘a ordonné’, avec pour sujet SEIGNEUR {יְהוָה | Yə-hō-wāh}, est renforcé par l’infinitif le-mor {לֵאמֹר | lēʾmōr} ‘en disant’, introduisant la citation. L’impératif dabber {דַּבֵּר | dabber} ‘parle’ s’adresse à Moïse, chargé de transmettre l’instruction aux bənê yiśrāʾēl {בְּנֵי יִשְׂרָאֵל | bənê yiśrāʾēl}. Le syntagme wə-yiqḥû ʾēleḵā {וְיִקְחוּ אֵלֶיךָ | wə-yiqḥû ʾēleḵā} ‘et ils prendront vers toi’ précède une description nominale complexe (pārāh ʾăḏummāh təmîmāh), suivie de deux relatives, asher ʾên bāh mûm {אֲשֶׁר אֵין־בָּהּ מוּם | ʾăšer ʾên bāh mûm} et asher lōʾ ʿālāh ʿāleihā ʿōl {אֲשֶׁר לֹא־עָלָה עָלֶיהָ עֹל | ʾăšer lōʾ ʿālāh ʿāleihā ʿōl}, qui insistent sur l’exigence d’absolue pureté rituelle. L’emboîtement des infinitifs et des relatives reflète la précision normative hébraïque, restituée en français par un style formel avec subordonnées juxtaposées. |