| 23. Exégèse Linguistique La phrase s’ouvre sur la conjonction de coordination velo {וְלֹא־ | wə-lōʾ} ‘et ne… pas’, marquant immédiatement le refus de Sihon. Le verbe natan {נָתַן | nā-ṯan} est formé en Qal parfait et exprime ici un refus déguisé dans la négation. Suit une série de wayyiqtol (vayeʾesof {וַיֶּאֱסֹף | way-ye-ʾĕ-sōp̄}, vayetze {וַיֵּצֵ֞א | way-yē-ṣēʾ}, vayavo {וַיָּבֹ֖א | way-yā-ḇōʾ}, vayyillachem {וַיִּלָּ֖חֶם | way-yil-la-ḥem}) typique du récit hébraïque pour enchaîner rapidement les actions de rassemblement, de sortie, d’arrivée et de combat. L’expression liqrat {לִקְרַ֤את | liq-rāṯ} ‘à la rencontre de’ suivie de l’objet Yisraʾel met en scène l’opposition des deux groupes. Le syntagme hamidbarah {הַמִּדְבָּ֔רָה | ham-mid-bā-rāh} ‘dans le désert’ marque un modulant spatial accentuant l’âpreté du lieu avant la bataille à Yahats {יָ֑הְצָה | yāh-ṣāh}, toponyme présenté sans préposition en fonction d’objet direct, créant un effet de saut abrupt. Enfin, l’action culminante vayyillachem be-yisraʾel souligne que Sihon prend l’initiative du combat. En français, l’emploi de la ponctuation et la flexion sujet-verbe-complément facilitent la lisibilité du déroulement narratif. |