| 26. Exégèse Linguistique Le verset s’organise autour de la conjonction ki {כִּי | kî} ‘car’, qui introduit une justification. La proposition initiale lie heshbon {חֶשְׁבּוֹן | ḥeš-bôn} à ir {עִיר | ʿîr} pour identifier Hesbon comme « ville », suivie de l’apposition melekh haemori {מֶלֶךְ הָאֱמֹרִי | me-leḵ hāʾĕ-mō-rî} décrivant Sihon. Le pronom hi {הִוא | hîʾ} reprend « ville » avant vehu nilham {וְהוּא נִלְחַם | wə-hûʾ nil-ḥam}, assignant l’action de combattre à Sihon. L’expression bemelekh moab harishon {בְּמֶלֶךְ מוֹאָב הָרִאשׁוֹן | bĕ-me-leḵ mô-ʾāḇ hā-ri-šôn} précise l’adversaire, à savoir « le premier roi de Moab ». La coordination wayyikkaḥ kol artso miyado {וַיִּקַּח כָּל־אַרְצוֹ מִיָּד֖וֹ | way-yik-kaḥ kol ar-ṣô mi-yā-dô} suivie d’ad arnon {עַד־אַרְנֹן | ʿaḏ ar-nôn} marque la prise de possession (« et il prit tout son pays de sa main jusqu’à l’Arnon »), respectant l’ordre hébraïque et soulignant la progression narrative via la vav consécutive. |