| 32. Exégèse Linguistique L’introduction par vayomer {וַיֹּאמֶר | way-yō-mer} 'et il dit' marque l’ouverture du discours direct ; le syntagme malakh Yahweh {מַלְאַךְ יְהוָה | mal-ʾāḵ Yə-hō-wāh} 'messager du SEIGNEUR' identifie l’émetteur divin, et elav {אֵלָיו | ʾê-lāw} 'à lui' désigne Balaam. L’interrogatif al-mah {עַל־מָה | ʿal-māh} 'pourquoi' précède hikita {הִכִּיתָ | hiqqîtā} 'as-tu frappé', encadré par et {אֶת־ | ʾet} et atonkha {אֲתֹנְךָ | ʾă-ṯōn-ḵā} 'ton ânesse'. Shalosh regalim {שָׁלֹשׁ רְגָלִים | šā-lōš rə-ḡā-lîm} 'trois fois' souligne la répétition. Hinneh yatsati lesatan {הִנֵּה יָצָאתִי לְשָׂטָן | hinnē yā-ṣā-ṯî lə-śā-ṭān} 'voici, je suis sorti comme adversaire' explicite l’opposition divine, et enfin kî yā-raṭ ha-dē-reḵ lə-neḡ-dî {כִּי־יָרַט הַדֶּרֶךְ לְנֶגְדִּי | kî yā-raṭ ha-dē-reḵ lə-neḡ-dî} 'car ton chemin s’est opposé devant moi' lie la causalité de kî au parfait qal de yarat, personnifiant la voie comme obstacle. Le français, réorganisé en SVO, maintient la clarté logique et temporelle du texte hébreu. |