| 2. Exégèse Linguistique Le verset débute par le vav consécutif wayyaas {וַיַּ֣עַשׂ | way-yaʿaś} ‘et fit’, qui inscrit l’action de Balak dans la narration. La subordonnée circonstancielle ka’asher dibber bilʿam {כַּאֲשֶׁ֖ר דִּבֶּ֣ר בִּלְעָ֑ם | ka-ʾă-šer dib-bēr bil-ʿām} ‘selon ce que Balaam avait dit’ précise la motivation de son geste. Le deuxième vav consécutif wayyaʿal {וַיַּ֨עַל | way-yaʿal} ‘et il offrit’, suivi de la coordination balak u-bilʿam {בָּלָ֧ק וּבִלְעָ֛ם | bā-lāq wə-bil-ʿām}, indique la participation conjointe aux rites. Le parallélisme énumératif entre par {פָּ֥ר | pār} ‘taureau’ et wa’ayil {וָאַ֖יִל | wa-ʾayil} ‘bélier’ met en valeur la double offrande, et la localisation ba-mizbeach {בַּמִּזְבֵּֽחַ | ba-miz-bēaḥ} ‘sur l’autel’ introduit le lieu sacrificiel. Cette structure illustre l’obéissance rituelle de Balak et l’action solennelle du sacrifice collectif. |