| 12. Exégèse Linguistique Le verset suit une structure binaire caractéristique de la poésie sapientielle, opposant deux propositions coordonnées. Dans la première, sinah {שִׂנְאָה | śinʾā(h)} 'haine' est le sujet de teorer {תְּעוֹרֵר | tə-ʿō-rēr} 'susciter', produisant medanim {מְדָנִים | mə-dā-nîm} 'querelles'. La conjonction adversative veal {וְעַל | wə-ʿal} 'mais' introduit l’antithèse, où kol-peshaim {כָּל־פְּשָׁעִים | kol-pə-šā-ʿîm} 'toutes les fautes' est le complément d’objet de tekasseh {תְּכַסֶּה | tə-kas-seh} 'couvrir', action attribuée à ahavah {אַהֲבָה | ʾa-ha-vā(h)} 'amour'. Ce contraste met en relief la capacité pacificatrice et réconciliatrice de l’amour face aux conflits. |